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    Europe

    Turquie: procès sous tension des assassins d'un jeune manifestant de Gezi

    media En Turquie, des manifestants mobilisés sur la place Taksim d’Istanbul, le 15 juin 2013. REUTERS/Yannis Behrakis

    C’est dans une ville quasiment en état de siège, Kayseri, dans le centre de la Turquie, que s’est ouvert ce lundi 3 février l’un des procès les plus emblématiques des violences policières ayant émaillé les grandes manifestations de juin dernier. Au total, quatre policiers et quatre commerçants risquent jusqu’à la prison à vie pour avoir battu à mort, le 2 juin 2013 à Eskisehir, un jeune manifestant, décédé le 10 juillet après 37 jours de coma.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Des mesures de sécurité exceptionnelles pour la calme ville de Kayseri ont été mises en place avec un dispositif de 2.000 policiers réquisitionnés – dont 500 des forces anti-émeute –, un large périmètre autour du Palais de Justice entièrement interdit à toute circulation, des rotations d’hélicoptère, des barrages de contrôle aux entrées de la ville et une interdiction de tout rassemblement durant la durée du procès.

    C’est que le jugement des assassins présumés d’Ali Ismaïl Korkmaz, un étudiant de 19 ans victime d’un véritable passage à tabac en marge des manifestations pour la défense du parc de Gezi qui avaient essaimé d’Istanbul à de nombreuses autres villes du pays, est symptomatique de la brutalité de la répression.

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    Le jeune homme fuyant les gaz lacrymogènes utilisés pour disperser le rassemblement de protestation avait été coincé par des commerçants alertés par des policiers en civils, puis roué de coups.

    L’hôpital public de la ville avait refusé de le prendre en charge. Les commissariats de prendre sa plainte. Suite à une hémorragie cérébrale, il était tombé dans le coma une fois rentré chez lui, et n’avait pu ensuite être sauvé. Les images de son passage à tabac avaient suscité une large émotion, y compris parmi les députés du parti au pouvoir.

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