Italie
Football : grandeur et décadence

(Photo : AFP)
De notre correspondant à Rome
D’un côté, le visage rayonnant de bonheur de Fabio Grosso et d’Alex Del Piero, auteurs des deux buts de l’Italie face à l’Allemagne ; de l’autre, les mines sombres des dirigeants sportifs impliqués dans le scandale des matchs truqués : la Une des quotidiens italiens de ce mercredi dit tout en deux photos. Pour reprendre le titre d’un commentaire du quotidien romain
Dans tous les esprits, c’est surtout l’exploit sportif qui domine pour l’instant. « Nous vous aimons », barre à sa Une le Corriere dello Sport. « Plus forts que tout », renchérit le Messaggero. L’Italie vient de conquérir sa sixième finale, qui plus est contre l’Allemagne, un adversaire qui, en 5 rencontres en Coupe du monde, n’est jamais parvenu à battre l’équipe italienne. Tous les commentateurs s’accordent pour saluer l’esprit collectif de
La journée de mardi avait pourtant commencé sur un coup de théâtre. L’annonce des peines demandées par le procureur, au procès qui se déroule depuis la semaine dernière dans une grande salle de la fédération, au Stade olympique de Rome. Des peines « particulièrement sévères », comme le remarque la presse italienne. Si le verdict devait confirmer le réquisitoire, la Juventus de Turin serait dépossédée de ses deux derniers titres de champion et reléguée en troisième division,
Un nettoyage en profondeur du calcio
Parallèlement, le procureur a requis la radiation des instances sportives, pour une durée allant de 2 à 5 ans, de la plupart des dirigeants de la fédération, des clubs et des arbitres impliqués dans ce scandale. Fallait-il annoncer de telles demandes de peines à quelques heures d’un match aussi capital qu’une demi-finale de coupe du monde ? C’est ce que se demande la presse italienne, même les quotidiens les plus favorables à des sanctions exemplaires. La réponse de
Outre le choc pour les supporters, les peines requises contre ces quatre grands clubs auront, si elles sont confirmées, un impact économique considérable. Les contrats passés avec les sponsors et les droits de retransmission télévisée prévoient tous des clauses de sauvegarde pour les annonceurs en cas de relégation. Pour les finances déjà chancelantes des clubs italiens, habitués à vivre au-dessus de leurs moyens, le coup pourrait être fatal. Sans compter l’impact boursier pour les clubs déjà cotés, comme
par Laurent Morino
Article publié le 05/07/2006Dernière mise à jour le 05/07/2006 à TU


