Centrafrique
Un groupe rebelle reconnaît l'attaque

(Photo : Carine Frenk)
Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, ce mercredi qu'un mouvement rebelle de la République centrafricaine (RCA) avait reconnu sa responsabilité dans la mort de sa logisticienne Elsa Serfass, 27 ans, tuée par balle le 11 juin dans le nord-ouest de ce pays. Dans un premier temps, les rebelles de l'APRD, (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) avaient nié toute implication, mais finalement, ils ont reconnu, mercredi soir, leur responsabilité.
Selon Medecins sans frontières, les rebelles ont reconnu leur responsabilité au moment même de l'attaque. Dans un communiqué diffusé, ce mercredi soir, MSF décrit la scène : dès que le véhicule de l'organisation a été touché par les deux tirs, l'équipe est sortie en criant : «Ne tirez pas, nous sommes des médecins». Une vingtaine d'hommes armés sont sortis des fourrés et se sont présentés comme faisant partie de l'APRD. Les rebelles sont venus vérifier qu'il y avait une blessée à bord, et ont déclaré qu'il s'agissait d'une méprise. Ensuite ils se sont dispersés, selon le récit du personnel de MSF.
Les premiers secours prodigués à bord du véhicule n'ont pas permis de sauver la jeune française, décédée 20 minutes plus tard.
Medecins sans frontière précise que le groupe rebelle, bien connu dans la zone, avait été informé par avance du trajet de l'équipe et que son véhicule était clairement marqué du logo de l'association.
Les activités de MSF sont suspendues dans la région de Paoua, où a eu lieu l'accident, en attendant la visite de la directrice des opérations de l'organisation, qui doit partir, ce mercredi soir, pour la Centrafrique.
Dans un premier temps, les rebelles de l'APRD, (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) avaient nié toute implication, mais finalement, ils reconnaissent leur responsabilité. Ils assurent qu'ils n'ont pas visé MSF et qu'il s'agit d'une méprise.
Un convoi présidentiel devait passer par là au même moment et la jeune recrue en poste a tiré trop vite, comme l'explique Christophe Gazambétty, représentant en France des Forces républicaines nouvelles, une plateforme de l'opposition dont fait partie l'APRD.
Christophe Gazambétty
Représentant en France des Forces républicaines nouvelles.
«La sentinelle qui était là n'a pas respecté les consignes quant à l'identification des véhicules.»
Article publié le 13/06/2007 Dernière mise à jour le 13/06/2007 à 20:30 TU



