Liban
Le député Walid Eido tué dans un attentat

(Photo : AFP)
Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
A qui profite le crime? C'est la question que l'on se pose ici à Beyrouth après la mort du député de la majorité Walid Eido dans un attentat à la voiture piégée. Ce n'est pas seulement Walid Eido que l'on a voulu assassiner, mais surtout la démarche française, affirme-t-on dans les cercles de la majorité parlementaire.
Un conseiller de Saad Hariri a révélé que le député assassiné devait représenter le courant du futur, dirigé par le fils de l'ancien Premier ministre Rafik Hariri, à la rencontre interlibanaise qui sera organisée à l'initiative de la France.
Un autre député anti-syrien a affirmé que l'objectif des assassinats était de priver la majorité du nombre suffisant de parlementaires nécessaires pour élire le nouveau président de la République. La coalition anti-syrienne du 14 mars ne dispose plus maintenant que de trois députés d'avance pour rassembler une majorité absolue afin d'élire un successeur à Emile Lahoud.
L'opposition affirme, quant à elle, que l'élection d'un nouveau chef de l'Etat nécessite le quorum des deux-tiers des députés que la majorité ne possède pas.
Il s'agit du deuxième assassinat d'un député de la majorité anti-syrienne en sept mois. Le 21 novembre dernier, le ministre de l'Industrie et député anti-syrien, Pierre Gemayel, avait été tué par des inconnus qui avaient mitraillé sa voiture.
Article publié le 13/06/2007 Dernière mise à jour le 13/06/2007 à 21:40 TU




