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Liban

Le député Walid Eido tué dans un attentat

La voiture du député libanais Walid Eido, tué dans un attentat  sur la corniche du front de mer, dans l'ouest de Beyrouth, mercredi 13 juin. 

		(Photo : AFP)
La voiture du député libanais Walid Eido, tué dans un attentat sur la corniche du front de mer, dans l'ouest de Beyrouth, mercredi 13 juin.
(Photo : AFP)
Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a réclamé mercredi soir une réunion extraordinaire de la Ligue arabe au niveau des ministres des Affaires étrangères après l'attentat qui a tué le député anti-syrien Walid Eido et neuf autres personnes. Un véhicule 4x4 en stationnement, contenant une charge de 60 à 80 kilos, a explosé au moment où la voiture d'Eido passait après avoir quitté un club de la plage de Beyrouth. Le président américain George Bush a accusé mercredi, à mots couverts, la Syrie d'être impliquée dans l'attentat qui a tué le député libanais, en inscrivant cet assassinat dans la série de ceux perpétrés depuis 2004 contre des activistes anti-syriens.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh 

A qui profite le crime? C'est la question que l'on se pose ici à Beyrouth après la mort du député de la majorité Walid Eido dans un attentat à la voiture piégée. Ce n'est pas seulement Walid Eido que l'on a voulu assassiner, mais surtout la démarche française, affirme-t-on dans les cercles de la majorité parlementaire.

Un conseiller de Saad Hariri a révélé que le député assassiné devait représenter le courant du futur, dirigé par le fils de l'ancien Premier ministre Rafik Hariri, à la rencontre interlibanaise qui sera organisée à l'initiative de la France.

Un autre député anti-syrien a affirmé que l'objectif des assassinats était de priver la majorité du nombre suffisant de parlementaires nécessaires pour élire le nouveau président de la République. La coalition anti-syrienne du 14 mars ne dispose plus maintenant que de trois députés d'avance pour rassembler une majorité absolue afin d'élire un successeur à Emile Lahoud.

L'opposition affirme, quant à elle, que l'élection d'un nouveau chef de l'Etat nécessite le quorum des deux-tiers des députés que la majorité ne possède pas.

Il s'agit du deuxième assassinat d'un député de la majorité anti-syrienne en sept mois. Le 21 novembre dernier, le ministre de l'Industrie et député anti-syrien, Pierre Gemayel, avait été tué par des inconnus qui avaient mitraillé sa voiture.



Article publié le 13/06/2007 Dernière mise à jour le 13/06/2007 à 21:40 TU

Audio

Hani Hammoud

Un des conseillers de Saad Hariri

«Les Libanais sont convaincus plus que jamais de la nécessité du dialogue pour renforcer le socle national face à cette attaque barbare qui est perpétuée contre eux, contre leur démocratie, contre leur classe politique, contre leurs intellectuels, leurs hommes de religion, leurs institutions.»

[14/06/2007]

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