Article publié le 20/06/2007 Dernière mise à jour le 20/06/2007 à 03:36 TU
Ce terrible décompte est celui du Haut Commissariat des Nations-unies pour les réfugiés, le HCR, qui s’alarme, en cette Journée mondiale des réfugiés. Si on comptabilise aussi les 4,3 millions de réfugiés palestiniens, le nombre total de réfugiés a atteint 14 millions en 2006 : c’est 14% de plus qu’en 2005, une hausse qui intervient après 5 années de relative stabilité.
«Nous sommes très préoccupés par le fait qu'aujourd'hui de nombreux conflits ne soient pas résolus et s'intensifient, provoquant beaucoup de situations de déplacement», a déclaré ce mardi le Haut commissaire Antonio Guterres dans un communiqué. «Ce qui est préoccupant est que tout cela se passe en l'absence d'une capacité et d'une volonté internationale de réagir», a-t-il déploré depuis le Sud-Soudan où il assistait au rapatriement de personnes ayant fui le conflit entre le nord et le sud du pays.
730 000 retours au pays en 2006
Mais le HCR note une amélioration de la situation en Afrique de l’ouest (baisse de 31%) et en Afrique australe (-18%), grâce aux retours volontaires au Libéria, en Angola, en RDC et justement dans le sud du Soudan. En tout, ce sont 730 000 réfugiés qui sont retournés dans leur pays d’origine en 2006, le chiffre plus bas depuis 15 ans à l’exception de 2001.
Du côté des pays d’accueil, c’est le Pakistan qui reçoit le plus de réfugiés (plus de 2 millons), suivi par l’Iran : à eux deux, ces pays accueillent 20% du nombre total des réfugiés dans le monde. Les Etats-Unis sont en troisième position, suivis par la Syrie et la Jordanie, qui ont accueilli 500 000 Irakiens depuis le début du conflit dans ce pays.
Enfin, la Journée mondiale des réfugiés ne soit pas faire oublier les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, comme c’est le cas en Irak, en Colombie, au Liban mais aussi au Sri Lanka ou au Soudan.
20/06/2007 à 01:04 TU