par RFI
Article publié le 25/06/2007 Dernière mise à jour le 25/06/2007 à 22:24 TU
Nicolas Sarkozy ne veut pas de la Turquie dans l'Union européenne, c'est clair et net, il l'a dit et redit, et il est bien décidé à aboutir. Depuis son élection, sa priorité était de remettre la France dans l'Europe en poussant à l'adoption d'un traité simplifié. Maintenant que c'est fait, il peut s'attaquer au dossier turc. Sur pression de Paris, l'Union européenne décide de n'ouvrir que deux chapitres de négociation sur les trois prévus. Est mis de côté le chapitre sur l'Union économique et monétaire, beaucoup plus politique que les deux autres, puisqu'il implique, à terme, l'adhésion du pays concerné. Ouvrir ce dossier revient donc à reconnaitre implicitement que la Turquie peut intégrer un jour l'Union. Anticipant le blocage français, l'Allemagne a décidé de le retirer de l'ordre du jour. Même si pour la première fois à l'ouverture de négociations, l'UE avait reconnu que le processus avec la Turquie était ouvert et n'aboutirait pas forcément à une adhésion, elle a cependant refusé l'idée du partenariat privilégié que le président français s'obstine à offrir à la Turquie contre la majorité des pays de l'Union qui rappellent la parole donnée. De retour en Europe, la France y met son premier grain de sable.
Deux nouveaux chapitres des négociations d'adhésion de la Turquie au bloc européen,sont ouverts, l'UE ayant renoncé à en ouvrir un troisième. Pour Jacques Toubon vice-président de la délégation interparlementaire pour les relations de l’Union européenne avec la Turquie il faudra inévitablement l'aborder prochainement.
«Je suppose que la discussion va continuer (...) en vue du conseil européen de fin d'année. »