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Côte d'Ivoire

Plusieurs arrestations après l'attentat contre Soro

par  RFI

Article publié le 30/06/2007 Dernière mise à jour le 30/06/2007 à 02:51 TU

Des membres des Forces nouvelles étudient les points d'impact sur le fuselage. ( Photo: AFP )

Des membres des Forces nouvelles étudient les points d'impact sur le fuselage.
( Photo: AFP )

Au lendemain de l'attaque contre l'avion du Premier ministre, Guillaume Soro, à Bouaké, plusieurs personnes ont été arrêtées a annoncé samedi la rébellion des Forces nouvelles (FN), alors que le mystère restait entier sur les commanditaires de l'attentat. Aucun indice n'a été donné sur l'identité des assaillants, un petit groupe qui avait pris position aux abords de la piste d'atterrissage de l'aéroport de Bouaké, selon des témoignages concordants. Le gouvernement ivoirien a condamné samedi le «lâche attentat» qui a visé la veille son Premier ministre, le chef de la rébellion Guillaume Soro, et a appelé au «calme et à la sérénité». Quatre personnes ont été tuées dans l'avion et plusieurs ont été blessées, mais le Premier ministre est sorti indemne de l'attaque.

Pourquoi a-t-on voulu tuer Guillaume Soro ? L'identité des assaillants demeure mystérieuse mais, dès hier, tous les interlocuteurs bien informés des réalités du nord ivoirien évoquaient les nouvelles lignes de fracture au sein de l'ex-rébellion. Tous les soldats des Forces nouvelles ne partageraient pas en effet l'enthousiasme du Premier ministre et de ses proches pour l'accord conclu avec le camp présidentiel.

Craignent-ils un deal secret entre Laurent Gbgabo et Guillaume Soro sur leur dos ? Ont-ils peur de perdre des prébendes acquises durant les années de conflit ? Ou tout simplement veulent-ils s'assurer que les raisons qui les ont poussé à prendre les armes seront bien satisfaites ? Il ne s'agit là que d'hypothèses, mais une chose est sûre, cette tentative d'assassinat affaiblit le Premier ministre. Bouaké n'est plus pour lui un bastion sécurisé, et les questions sur son pouvoir au sein des Forces nouvelles ne vont pas manquer d'apparaître dans les prochains jours.

Quant à l'accord de Ouagadougou, il a subi hier un sérieux accroc. Les retards dans l'application du chronogramme établi dans la capitale burkinabé avaient amené les premiers nuages sur l'optimisme né de l'accord de paix; hier, c'est un véritable coup de tonnerre qui a frappé une Côte d'Ivoire qui, depuis mars dernier, croyait en avoir fini avec les actes de guerre.