Article publié le 01/07/2007 Dernière mise à jour le 01/07/2007 à 01:22 TU
De notre correspondant à Bruxelles, Quentin Dickinson
A la remarquable présidence européenne d'Angela Merkel, succède ce 1er juillet, et pour 6 mois, celle du Portugal, dont les milieux européens prévoient déjà qu'elle ne devrait sortir en rien de la routine. De fait, après le relatif «parler vrai» des Allemands, voici revenir en contraste les formules incantatoires et creuses.
Lisbonne entend ainsi «construire une Europe plus forte pour un monde meilleur, une Europe capable d'affronter les défis mondiaux et de profiter des opportunités de changements». Tout cela bien sûr d'ici la fin de l'année.
La présidence portugaise, plus concrètement tout de même, organisera un sommet avec le Brésil, son ancienne colonie. Elle tentera de relancer le partenariat euro-méditerranéen, toujours encalminé, et voudra tenir un
sommet euro-africain. Rencontre reportée depuis 4 ans en raison de
l'opposition des Européens à la participation du dictateur zimbabwéen, Robert Mugabe.
En réalité, ces objectifs qui se voudraient de prestige, sont d'importance
secondaire par rapport à la seule tâche que ses 26 partenaires demandent Lisbonne de mener à bien, c'est à dire la mise au point du traité institutionnel simplifié, dont le principe et les lignes directrices ont fait l'objet de l'accord des chefs d'Etat et de gouvernement, il y a dix jours. Les Portugais espèrent être capables de faire adopter le texte définitif, lors d'un sommet européen, le 18 octobre prochain, à Lisbonne.