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Sommet de l'Union africaine

Konare prêt à rester quelques mois de plus ?

Article publié le 01/07/2007 Dernière mise à jour le 01/07/2007 à 03:49 TU

Alpha Oumar Konare, président de la comission de l'Union Africaine.(Photo : DR)

Alpha Oumar Konare, président de la comission de l'Union Africaine.
(Photo : DR)

Le 9e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine s’ouvre ce matin à Accra, essentiellement consacré au débat sur la réforme de la commission ett son éventuelle transformation en «gouvernement de l’Union». Les chefs d’Etat vont probablement suivre les recommandations des travaux préparatoires et ne pas élire de nouveaux commissaires, comme initialement prévu. Selon nos informations, Alpha Oumar Konaré serait de toute façon prêt à rester quelques mois supplémentaires ; il présenterait dans ce cas une feuille de route aux Etats membres.

De l’un de nos envoyés spéciaux à Accra, Laurent Correau

Ce devait être le sommet de la succession d’Alpha Oumar Konaré, après quatre ans de mandat ; mais le président de la commission de l’Union africaine risque en fait de rester en poste six mois de plus, voire un an. Un départ semble en effet de plus en plus improbable, en plein processus de réforme de l’Union. Le «grand débat» qui va s’ouvrir aujourd’hui, permettra peut-être de fixer les orientations, mais il manque aux dirigeants africains certains éléments clés pour que cette réforme se traduise en propositions concrètes : le chiffrage du coût de la réforme et un audit de l’Union Africaine. L’audit ne sera peut-être même pas bouclé pour le prochain sommet, en janvier, à Addis. La mise en place de la réforme risque donc de traîner en longueur.

Konaré, selon nos sources est de toute façon prêt à rester un peu plus. Il ne fera pas de deuxième mandat, il l’a redit lors de son discours d’ouverture du conseil des ministres, mais selon l’un des responsables de la commission, il pourrait accepter de prolonger son mandat. Il établira dans ce cas, une feuille de route précise, en indiquant les moyens dont il a besoin. Quitte à partir dans six mois, si ces moyens ne lui sont pas donnés.

Recherche d’un compromis

Pour l’heure, le président de la commission tente de faire en sorte que l’institution ne sorte pas diminuée de ce «grand débat sur le gouvernement de l’Union». C’est le paradoxe de ce sommet : la recherche de plus d’unité pour l’Afrique risque en fait d’accentuer ses divisons. Les diplomates craignent un combat d’éléphants entre le Libyen Khadafi et le Sud-africain Thabo Mbéki. L’un veut les Etats-Unis d’Afrique, l’autre réclame plus de prudence. Les divergences sont aggravées par le fait que, d’après nos informations, Khadafi a financé l’action d’ONG chargées de défendre ses thèses en Afrique du Sud.

Selon ce même responsable de la commission, Alpha Oumar Konaré devait commencer dès les préludes du sommet à essayer de trouver un compromis, avec l’aide de quelques pays comme l’Algérie, le Sénégal, l’Ethiopie ou l’Ouganda. «Un affrontement entre Khadafi et Mbéki peut être dangereux pour l’organisation, estime cette source, il faut l’éviter». Selon un ministre ouest-africain, «l’idéal serait que Khadafi ne s’exprime pas».