Article publié le 20/07/2007 Dernière mise à jour le 20/07/2007 à 11:41 TU
Devant la multiplication des affaires de dopage, l'équipementier allemand Adidas met fin à ses partenariats dans le cyclisme, annonce le journal allemand Süddeutsche Zeitung. Parallèlement on a appris hier que Michael Rasmussen était exclu de l'équipe nationale danoise pour entrave aux contrôles anti-dopage. Mais le coureur danois court normalement aujourd'hui la 12e étape entre Montpellier et Castres. Les organisateurs du Tour de France n'ont pas d'éléments pour l'exclure des épreuves.
« Même s'il n'a pas été testé positif, il y a de nombreux points d'interrogation sur son comportement »: la Fédération danoise, qui a décidé de l'exclure de l'équipe nationale, est sans concessions envers son coureur vedette, meilleur grimpeur de la Grande Boucle en 2005 et 2006. Elle reproche à Michael Rassmussen de ne pas avoir fourni son planning d'entrainement ces trois derniers mois à l' Union Cycliste Internationale. L' UCI fait cette demande à chaque cycliste afin de procéder à des contrôles anti-dopage inopinés.
Pour sa défense, le danois de la Rabobank explique n'avoir reçu qu' une seule des multiples mises en garde qui lui ont été adressées. Ce courrier étant d'ailleurs arrivé en retard précise-t-il.
Mais on ne peut s'empêcher de rappeller que Michael Rassmussen avait traîné la patte, au moment de signer la lettre de l' UCI prônant un cyclisme nouveau. Cette adhésion, demandée aux coureurs du peloton, lui avait paru être une « intrusion dans sa vie privée ».
Vainqueur de l'étape de Tignes dimanche dernier, il sera donc privé des championnats du monde de Stuttgart, en septembre et des Jeux Olympiques de Pékin l'an prochain. La sanction danoise jette un nouveau froid sur le Tour de France, deux jours après la révélation du contrôle positif de l'Allemand Patrick Sinkewitz.
Par RFI