par RFI
Article publié le 24/07/2007 Dernière mise à jour le 24/07/2007 à 14:33 TU

Cécilia Sarkozy ne pouvait pas rentrer les mains vides de Tripoli. L'épouse du président en était à son 2ème voyage en Libye en quelques jours.
Le premier, le 12 juillet, avait défrayé la chronique : l'opposition française mais aussi l'Union européenne s'étaient émus du rôle qu'elle pouvait tenir dans le règlement de ce dossier. On avait alors accusé Nicolas Sarkozy de vouloir tirer les marrons du feu et profiter du règlement éventuel d'une affaire dramatique.
Les critiques, aujourd'hui, tombent d'elles-mêmes. On ignore quels furent les termes de la négociation et ce qu'a pu apporter concrètement Cécilia Sarkozy, missionnée par son époux, flanquée très officiellement du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant.
Mais le résultat est là. L'UMP soulignait, lundi, le rôle strictement humanitaire de cette mission. Ce mardi, personne n'est dupe.
C'est un succès pour la présidence Sarkozy : un avion aux couleurs de la France sur le tarmac de l'aéroport bulgare et, pour éviter tout couac, la commissaire européenne aux Relations extérieurs, Benita Ferrero-Waldner, elle-aussi présente dans l'avion. Mais les critiques sur la méthode n'ont pas tardé.