par RFI
Article publié le 30/07/2007 Dernière mise à jour le 30/07/2007 à 07:11 TU

Michel Serrault a reçu en 1996 le César du meilleur acteur pour le film « Nelly et M. Arnaud » de Claude Sautet.
(Photo : AFP)
Célèbre au théâtre avec son complice Jean Poiret, c’est dans les cabarets parisiens que Michel Serrault a débuté sa carrière. Bon second rôle, il est propulsé tête d’affiche, à l’âge de 50 ans avec le film « La cage aux folles » porté au cinéma après une exceptionnelle vie au théâtre. Le film est un triomphe. Il a joué dans quelque 135 films et a obtenu 3 Césars : en 1979 pour « La Cage aux folles », en 1982 pour « Garde à vue » et en 1996 pour « Nelly et Monsieur Arnaud ».
Michel Serrault a 38 ans quand démarre sa deuxième carrière. Jusque là, au théâtre comme au cinéma, le comédien n'avait cessé d'enchaîner les rôles comiques: de ses débuts au cabaret avec Jean Poiret et la troupe des Branquignols, à ses premiers films auprès de Louis de Funès ou de Jacqueline Maillan.
C'est Jean-Pierre Mocky qui ,le premier, avait vu la part d'ombre du comédien Serrault. En 1966, dans Les compagnons de la Marguerite, il lui fait jouer un rôle d'inspecteur de police pas très net. Dès lors, Serrault va imposer son personnage dans le paysage du cinéma français, personnage inquiétant, parfois pervers, à l'humour souvent caustique.
«j'ai fait du théâtre et du cabaret à forte dose et maintenant ça me manque.»
Il fut étrangleur dans L'Ibis, son deuxième film avec Jean-Pierre Mocky, ou tueur en série dans Les fantômes du Chapelier de Claude Chabrol. Mais c'est avec Claude Miller qu'il trouve la consécration en 1981. Dans Garde à vue, il incarne un notable soupçonné de meurtre. Un rôle qui pour lequel il obtient le César du meilleur comédien.
«Les jeunes comédiens, les jeunes réalisateurs m'aiment bien... Alors ça c'est un mystère, je ne sais pas pourquoi.»
Si, par la suite, Michel Serrault est rarement revenu à la comédie, il n'a pourtant jamais renié les cabarets et l'humour potache de sa jeunesse, lui qui disait : « Faire rire c'est très difficile, faire pleurer, bon ça va pas être très compliqué ».
«A la première lecture d'un scénario, en général, je prends la brochure et je la fous par terre en disant c'est pas intéressant.»