Article publié le 26/08/2007 Dernière mise à jour le 26/08/2007 à 08:22 TU

Avec notre correspondante à Athènes, Corinne Valois
L’état d’urgence dans tout le pays, cela veut dire que toutes les forces du pays sont en alerte rouge.
A tout moment, l’armée peut être appelée à intervenir pour aider les services de la protection civile.
Cela signifie aussi que tout citoyen grec peut de son propre gré arrêter toute personne suspecte.
La décision est très grave, mais au vu de la situation, c’est la dernière chose que le gouvernement pouvait décréter.
D’ailleurs, avant même cette décision, beaucoup de Grecs avaient pris les choses en main, entre autres pour organiser des patouilles de surveillance dans les régions boisées.
Tous les Grecs ont passé une nouvelle nuit blanche, les habitants des régions menacées rassemblés sur les places, terrains de sports, les routes encore ouvertes ; les autres patrouillaient dans les montagnes pour éviter que de nouveaux incendies soient allumés, car malheureusement on peut dire que ce qui se passe n’est pas seulement une catastrophe naturelle.
Dans son message à la nation hier soir, le premier ministre Costas Caramanlis a en effet officiellement déclaré ce que de nombreux Grecs murmuraient : « c’est un plan organisé d’incendiaires, la plupart des feux sont d’origine criminelle, plusieurs personnes ont déjà été arrêtées. »
«La situation des feux est si grave que les chefs des partis ont tous interrompu leur campagne – nous sommes 25 jours avant les élections législatives – et se sont rendus sur place. Tous les mécanismes d’Etat sont actifs… On a aussi découvert des engins incendiaires avec des bonbonnes de gaz, qui pouvaient être déclenchés probablement par des téléphones portables. »