Article publié le 13/09/2007 Dernière mise à jour le 13/09/2007 à 07:09 TU

Les technologies vertes ont été au coeur des débats des professionnels au prestigieux salon de Francfort, le plus grand salon automobile du monde.
( Photo : Reuters )
Avec notre envoyé spécial à Francfort, Jean-François Loiseau
L’objectif de Bruxelles est d’arriver à la quantité moyenne de 120 grammes de gaz carbonique rejetés par kilomètre en 2012, contre environ 160 aujourd‘hui.
C'est totalement naïf, s’insurge depuis le salon de Francfort Wendelin Wiedeking, le patron de Porsche ; et totalement irréaliste, renchérit son homologue français, Christian Streiff, le patron de PSA.
Les deux hommes expriment tout haut ce que les autres constructeurs pensent tout bas. Et tous envisagent de présenter un front commun contre les exigences de l’Union européenne.
Et pourtant le chemin parcouru en matière de voiture plus propre est considérable depuis deux ans.
Les Français et les Italiens, champions des petites et des moyennes cylindrées, moins polluantes, s’en sortent mieux que les Allemands ou les Américains, producteurs de gros moteurs.
Mais tous ont jeté toutes leurs forces dans la bataille. Voitures hybrides, voiture flex fuel roulant à l’essence ou à l’éthanol ; moteurs à hydrogène pas encore rentables, mais en plein développement, et au quotidien, des diesels équipés de filtres à particules et des moteurs essence rejetant de moins en moins de matières polluantes...
À Francfort, ce constat là est indéniable.