par RFI
Article publié le 17/09/2007 Dernière mise à jour le 17/09/2007 à 22:19 TU
Dans une lettre datée du 8 septembre dernier, écrite en swahili, Freddy Bisimwa et Masasile Rwezangabo affirment que les deux amis de Serge Maheshe n'ont rien à voir avec le meurtre.
Les deux assassins expliquent que ce sont deux magistrats du tribunal militaire de Bukavu qui ont exercé des pressions pour qu'ils désignent les deux amis de la victime comme étant les commanditaires.
Les deux magistrats, nommément cités, « nous ont menti », écrivent les deux assassins. « Ils nous ont dit qu'ils allaient nous relâcher. Nous demandons que Serge Mohima et Alain Shamavu eux aussi condamnés à mort soient relâchés ».
Sur cette lettre envoyée au président de la Cour militaire, figure la signature des deux hommes et leur empreinte digitale. Le texte a été authentifié par la Monuc, (Mission des Nations unis en RDC), qui demande aux plus hautes autorités de la justice militaire congolaise que la lumière soit faite sur ces nouveaux éléments.
Des incohérences et des invraisemblances ont émaillé la procédure. Le tribunal qui a condamné à mort ces quatre personnes n'a même pas été en mesure d'établir le mobile réel du crime.