Article publié le 19/09/2007 Dernière mise à jour le 19/09/2007 à 00:12 TU
Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Essentiellement symbolique, cette décision aurait permis à l'Union européenne de soutenir l'action internationale qu'elle mène contre la peine capitale.
L'Union a officiellement protesté en août contre la 400e exécution survenue au Texas, depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976.
La présidence portugaise de l'Union espérait pouvoir proposer à l'Assemblée générale des Nations unies que le principe de la Journée européenne soit, un jour, adopté par l'ONU.
L'objectif final est d'obtenir par l'exemple l'abolition universelle de la peine de mort.
La Pologne s'est une fois de plus distinguée des autres pays membres de l'Union en bloquant cette décision.
La position du gouvernement est probablement une nécessité, en terme d'affichage politique, à l'approche des législatives anticipées du 21 octobre, car le Parti des frères Kaczynski est doté d'un électorat très catholique.
Il n'en reste pas moins que la Pologne ne veut pas accepter une journée contre la peine de mort, sauf si elle était élargie à l'avortement et à l'euthanasie, sur le thème Journée de la défense de la vie.