par RFI
Article publié le 20/09/2007 Dernière mise à jour le 20/09/2007 à 03:23 TU

Le nouveau Premier ministre marocain Abbas El Fassi (g), en entretien avec le Roi du Maroc Mohammed VI (d), la semaine dernière. Abbas El Fassi a 67 ans, et a été ambassadeur du Maroc en Tunisie et en France.
( Photo : Reuters )
Mohammed VI aura donc tenu sa promesse, faite il y a quelques mois, de nommer au poste de Premier ministre un homme issu de la formation politique qui arriverait en tête des élections législatives. Comme c’est le parti de l’Istiqlal le vieux parti nationaliste conservateur qui a remporté le plus de sièges, 52, le roi a donc désigné son secrétaire général, Abbas El-Fassi pour diriger le gouvernement.
C’est loin d’être un inconnu dans la vie politique marocaine. Il porte le nom d’un des grands dirigeants nationalistes du pays, même s’il n’en descend pas directement.
Il a été ministre d’Etat sans porte-feuille dans le précédent gouvernement, trois fois ministre depuis la fin des années 1970, et ambassadeur du Maroc notamment en France.
Il reste maintenant à savoir avec qui il va gouverner. Comme cela se présente, il est probable que l’actuelle coalition gouvernementale soit reconduite, c'est-à-dire avec les socialistes de l’UFSP, les anciens communistes du PPS, le mouvement populaire, berbériste, et les indépendants du RMI.
« Les socialistes de l'USFP sont les grands perdants du scrutin... Beaucoup de militants n'excluent pas un retour dans l'opposition, après dix ans de gouvernance... En ce cas deux autres scenarii seraient possibles...»