Article publié le 30/09/2007 Dernière mise à jour le 30/09/2007 à 00:16 TU

Un membre de l'équipe du Comité international de la Croix-Rouge entouré de talibans au moment de sa libération, dans la province de Wardak, samedi 29 septembre.
(Photo : Reuters)
Soulagement pour les membres du Comité international de la Croix-Rouge, retenus en otage en Afghanistan, après la libération ce samedi de quatre de ses employés, enlevés mercredi dernier par des talibans dans la province de Wardak, au sud-ouest de Kaboul, alors qu'ils se trouvaient là, dans le cadre d'une mission humanitaire. Les talibans ont reconnu une « erreur » et les ont libérés « inconditionnellement ».
Avec notre correspondante à Kaboul, Constance de Bonaventure.
C'est le chef de la police criminelle du district de Sayad Abad où les quatre employés de la Croix-Rouge ont été enlevés qui a confirmé leur libération, annoncée auparavant par le porte-parole des talibans.
Plus tôt dans la journée, les talibans avaient promis de libérer sans condition, leurs quatre otages, enlevés selon eux, par « erreur ».
Les quatre membres de la Croix-Rouge, un Birman, un Macédonien et deux Afghans avaient été enlevés, mercredi dans la province du Wardak, au sud-ouest de Kaboul, alors qu'ils tentaient d'obtenir la libération de Rudolph Blechschmidt, ingénieur allemand, retenu par les talibans depuis le 18 juillet dernier. On ne sait pour l'heure, ce qu'il va advenir de lui.
Cette recrudescence d'enlèvements s'inscrit dans la campagne d'insécurité annoncée par les insurgés islamistes. Depuis la libération du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo, en mars dernier où les talibans ont obtenu en échange cinq des leurs, la prise d'otages est devenue courante. Elle est aussi, un moyen pour des bandits de revendre les otages aux talibans.
En juillet dernier, un groupe entier de Sud-Coréens était capturé pendant près d'un mois. 21ont été libérés alors que deux d'entre eux, ont été exécutés.
«Il n'y a pas eu de rançon versée, il n'y a pas eu de conditions.»