Article publié le 20/10/2007 Dernière mise à jour le 20/10/2007 à 18:22 TU

Le président chinois, Hu Jintao, lors de son discours d'ouverture du 17e congrès du Parti communiste chinois.
(Photo : Reuters)
Le numéro un chinois, Hu Jintao, est en passe d'écarter ses rivaux politiques, de promouvoir certains proches alliés et de renforcer un peu plus son pouvoir. Moment fort du 17e congrès du Parti communiste chinois (PCC), qui s'est ouvert en début de semaine à Pékin : on devrait connaître dimanche la liste des nouveaux membres du comité centrale du parti. Cette instance se réunira lundi pour élire le comité permanent du bureau politique, instance suprême du parti. C'est la première fois que le Parti communiste chinois désigne des dirigeants qui n'ont pas été directement adoubés par les dirigeants historiques de la Chine communiste.
Avec notre correspondant permanent à Pékin, Marc Lebeaupin
Après une semaine de débat public très consensuel, entre délégués du Parti communiste, les portes du Palais du peuple se sont refermées pour faire place à un tout autre exercice, celui du choix des futurs membres du comité central.
Une élection sans réelles surprises à attendre, tant le choix est limité, même si à l'occasion de ce 17e congrès du Parti communiste, l'équipe dirigeante a introduit un peu plus de démocratie dans la procédure, en augmentant le nombre des candidats.
L’ouverture est encore très restreinte. Lors des précédents congrès, la liste des candidats comportait 5 % de noms de plus que de postes à pourvoir. Cette année, le pourcentage pourrait être porté à 10%, soit la possibilité pour les délégués d'écarter une vingtaine de candidats sur un peu plus de 200.
Cette « démocratisation » de la vie du parti, devrait s'appliquer également à la nomination des membres du bureau politique. Une évolution très marginale, mais qui pourrait permettre à l'actuel secrétaire général de se débarrasser de ses plus farouches adversaires. On sait que le président Hu Jintao dispose d'une marge de manoeuvre réduite, alors que le moment est venu pour lui de désigner son futur successeur.
Le résultat de ces luttes souterraines devrait être connu lundi, avec la nomination des nouveaux entrants au sein du comité permanent du bureau politique.