par RFI
Article publié le 01/11/2007 Dernière mise à jour le 01/11/2007 à 03:16 TU

Juste après sa nomination à la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn avait jugé indispensable de «limiter les dépenses» de l'institution.
(Photo : AFP)
Un système injuste et inacceptable. Durant les réunions annuelles du FMI, il y a deux semaines à Washington, les pays émergents, Brésil et Argentine en tête, n'ont eu de cesse de dénoncer le poids trop faible des pays du Sud au sein du Fond monétaire.
Comment expliquer par exemple que la Chine ou le Brésil n'aient respectivement que 3,5 et 1,5% de droits de vote contre 16% pour les Etats-Unis, alors que ces pays tirent la croissance mondiale ?
Le FMI a commencé à discuter d'une meilleure représentativité des pays émergents et des pays en développement. Mais les pays occidentaux rechignent à lâcher de leur pouvoir et les négociations piétinent.
Dominique Strauss-Kahn qui s'est présenté en homme de la réforme devra les faire aboutir au plus vite. Il en va de sa crédibilité et de celle de l'institution.
Mais un autre chantier attend le Français. Assainir les finances. Le FMI n'a plus beaucoup de rentrées d'argent, car les pays qui lui en devaient ont remboursé leurs dettes. Et ses dépenses de fonctionnement, avec un personnel de plus de 2 600 employés, sont proches d'un milliard de dollars par an. Une situation jugée aujourd'hui intenable.