par RFI
Article publié le 11/11/2007 Dernière mise à jour le 11/11/2007 à 14:18 TU
Nicolas Sarkozy a pris la parole dimanche sous l'Arc de Triomphe, à Paris, pour présider la cérémonie du 89e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 qui mettait fin à la Première Guerre mondiale. Du jamais vu dans l'histoire d'une cérémonie traditionnellement silencieuse.

Si traditionnellement, le 11 Novembre est commémoré de façon sobre, cette 89e cérémonie rompt, à plus d'un titre, avec les habitudes.
Certes, les soldats en grand uniforme, les drapeaux tricolores, la musique militaire et des anciens combattants étaient présents place de l'Etoile.
Mais cette année, un lycéen et une collégienne ont lu les lettres de deux poilus, les anciens combattants de cette guerre de 1914-1918.
«Chère mère, par quel miracle suis-je sorti de cet enfer?»
Autre nouveauté, le président de la République a souhaité s'exprimer devant une centaine de jeunes réunis sous l'Arc de Triomphe. La paix a un nom, a dit Nicolas Sarkozy, c'est l'Europe.
«Il nous faut continuer de faire vivre ce souvenir pour que nos enfants n'oublient jamais.(...) En nous souvenant, nous célébrons l'avenir.»
Les troupes ont ensuite défilé sur les Champs-Elysées, devant de nombreux invités, le tout retransmis sur des écrans géants.
Ce 11 Novembre était presque un 14 Juillet, la Fête nationale : c'est peut-être aussi cela, la rupture selon Nicolas Sarkozy.