par Valérie Passelègue
Article publié le 28/11/2007 Dernière mise à jour le 28/11/2007 à 17:48 TU

Un grand homme dégingandé sur scène, une guitare en bandoulière, un air un peu absent. En retrait de la très agitée Catherine Ringer, … voilà l'image qui nous reste d'un rocker passionné et passionnant. Rita Mitsouko, le nom de scène du duo formé en 1979, pouvait prêter à confusion : la seule Catherine n'était pas Rita. Fred Chichin, même s'il ne s'exprimait que bien peu à côté de sa compagne, n'en n'était pas moins la moitié incontournable des Rita Mitsouko.
Frédéric était né en 1954 à Clichy en région parisienne. Adolescence baignée par le rock anglo-saxon des Stones, des Beatles et autres Hendrix, le jeune homme rencontre en 1979 celle qui deviendra son alter ego, la très fantasque Catherine Ringer dans le cadre du spectacle Flashes rouges auquel ils participent tous les deux.
Commence alors pour eux deux une aventure toute particulière. Un premier essai sous le nom des Spatz. Mais en 1980, alors que le duo a commencé à écrire et composer, Catherine et Fred se retrouvent sur la scène du Gibus à Paris sous le nom des Rita Mitsouko. C'est lui qui assure la composition musicale des morceaux. Elle, se révèle sur scène.
Leur premier succès arrive en 1984 avec le morceau Marcia Baïla, écrit en hommage à une danseuse argentine morte d'un cancer, Marcia Moretto. Le discours est grave mais la musique, entraînante et dansante. te. Un mélange détonnant pour un couple qui ne l'est pas moins. La chanson se vend à plus d'un million d'exemplaires. Ce sera le premier tube du groupe, mais pas le dernier. Andy, Y'a d'la haine, Cool frénésie, Le petit train et d'autres encore suivront.
En avril dernier, les Rita, comme on les appellent familièrement étaient revenus sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé Variéty. Le duo avait assuré de nombreux concerts après la sortie du disque. Le 13 novembre dernier, Catherine Ringer avait chantée, à l'Olympia, sans Fred. Selon le vœu de ce dernier. Un grand vide devait se faire sentir, à l'instar de celui que nous ressentons aujourd'hui après sa disparition.
« Il s'est éteint ce mercredi matin à la suite d'un cancer foudroyant qui l'a emporté en deux mois. »
28/11/2007 par Alain Pilot