Article publié le 12/12/2007 Dernière mise à jour le 12/12/2007 à 03:14 TU

Des sympathisantes du leader libyen Mouammar Kadhafi devant l'UNESCO à Paris, le 11 décembre 2007.
(Photo : Reuters)
Avec l'envoyé spécial de RFI à l’Unesco
Le guide libyen arrive enfin, applaudi par l'assistance, acclamé par une poignée de militants. Il s'installe.
Derrière lui, des spots orange et bleu donnent à la salle un air de music-hall. Dans l'assistance, plusieurs personnes brandissent son portrait. Le show de Mouammar Kadhafi peut enfin commencer.
Le guide libyen s'interroge sur les raisons pour lesquelles des immigrés expriment leur mécontentement par la violence, les incendies. Et met en cause cet Occident qui, selon lui, donne des leçons sans respecter les droits des Africains sur son territoire.
« Sont-ils privés de certains droits qui ne seraient pas respectés, souffrent-ils de certaines injustices ? Nous sommes dans un pays, la France, qui parle de droits de l'Homme et toute l'Europe fait de la surenchère. Si dans ces pays étrangers, l'immigré africain est opprimé, comment ces pays peuvent-ils venir faire de la surenchère et nous interpeller sur les droits de l'Homme dans nos pays ? ».
Mouammar Kadhafi a la solution : si les Africains ne peuvent pas bénéficier de leurs droits, ils n'ont qu'à rentrer, car l'Afrique a besoin d'eux. Et il promet à l'assistance, amusée, qu'il l'aidera si nécessaire.
« Je ne vous abandonnerai pas... Je suivrai de près votre situation, l'Africain doit bien vivre, que ce soit en Europe ou en Afrique... ».
Puis il quitte la salle, levant les bras en signe de victoire. Ce devait être une rencontre, ce fut un nouveau monologue.
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