Article publié le 02/02/2008 Dernière mise à jour le 02/02/2008 à 04:53 TU
Avec notre correspondante à Bogota, Zoé Beri
Wilber Varela est mort deux fois. La première l'an dernier, un homme de sa stature avait été assassiné au Venezuela. L'information avait dû être démentie quelques jours plus tard, les empreintes ne correspondaient pas à celles du baron de la drogue.
Mais cette fois-ci les médecins légistes sont formels, l'un des deux corps retrouvés dans un bungalow à 500 kilomètres au sud-ouest de Caracas est bien celui du plus grand kapo de la drogue colombien.
Son cartel envoyait 70% de la cocaïne consommée aux Etats-Unis, un négoce sur lequel il régnait en seul maître depuis l'arrestation de son principal concurrent Diego Montoya en septembre dernier. La guerre entre ces deux hommes avait fait plus d'un millier de morts dans le sud-ouest de la Colombie d'où ils dirigeaient leurs affaires.
Les Etats-Unis offraient 5 millions de dollars pour sa capture, mais Wilber Varela a été victime de la mafia tué par un concurrent ou un possible successeur, les autorités craignent en Colombie une recrudescence de violence.
La mort d'un chef de cartel ou la saisie d'un chargement sont souvent suivis d'une série de règlements de compte sanglants et d'affrontements pour le pouvoir dans le pays.
Les kapos passent le négoce continu. Avec 500 tonnes de poudre exportée par an, la Colombie reste le premier producteur de cocaïne au monde.