Article publié le 05/02/2008 Dernière mise à jour le 05/02/2008 à 16:39 TU
C'est un discours en forme d'éloge exalté de l'industrie française qu'a prononcé le président de la République. Le lancement de l'AGV est pour lui le symbole que ce secteur de l'économie française, qu'on considère généralement comme en difficulté, est encore capable de générer de grandes choses.
Laurent Baron, directeur de la plate-forme AGV
« Ce train est une rupture technologique.[…] Par rapport à un TGV où vous avez une sorte de locomotive à ses extrémités, l’AGV est une automotrice où il n’y a plus ces équipements visibles. On les a rendus invisibles en sous-chassis. »
On se souvient qu'Alstom avait connu une crise difficile en 2004, et que c'est Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, avait aidé l'entreprise à remonter la pente.
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a donc fait sa déclaration d'amour aux usines françaises et défendu sa conception d'un Etat impliqué, acteur de l'économie nationale. « Un engagement qui n'est, selon lui, pas une ingérence et qui n'a rien de contradictoire avec les règles de la concurrence ». Il a ainsi évoqué l'action récente de l'Etat pour sauver le site français de Gandrange que menaçait de fermer l'Indien Mittal.
« L'industrie française n'est pas finie », a martelé Nicolas Sarkozy, ajoutant que la France devait avoir une industrie en 2020, en 2030, en 2060, et ce, grâce à l'action des pouvoirs publics.