par Toufik Benaichouche
Article publié le 05/02/2008 Dernière mise à jour le 05/02/2008 à 14:53 TU
Le camp démocrate
Hillary Clinton, sénatrice de New York et épouse de Bill Clinton, qui fut président de 1993 à 2001, est pour le moins embarrassée. Sénatrice depuis 2001, elle a voté à l’époque en faveur de la guerre en Irak, ce que ses détracteurs ne cessent de lui reprocher.
Elle promet aujourd’hui de mettre fin au conflit, mais sans avancer pour autant de calendrier de retrait des troupes américaines.
Barack Obama, sénateur de l'Illinois et vainqueur des caucus de l'Iowa et de la primaire de Caroline du Sud, est considéré comme le premier candidat noir à avoir des chances sérieuses d'être élu président des Etats-Unis .Il s’est opposé dès le départ à la guerre en Irak.
Il peut donc se prévaloir d’une certaine cohérence sur la question, contrairement à Hillary Clinton, mais sans livrer non plus de calendrier de retrait des troupes américaines.
Du côté des républicains
John McCain, 71 ans, sénateur de l'Arizona, est un ancien héros de la guerre du Vietnam .Pour lui, il n’y a pas l’ombre d’un doute : il faut dépêcher des renforts en hommes et en matériel en Irak. Pas question non plus de se retirer avant d’avoir vaincu et rempli tous les objectifs. La présence militaire américaine pourrait durer 100 ans, dit-il, pourvu que l’on remporte la victoire.
A ses yeux, toute autre attitude relève du défaitisme. Il rappelle aussi à l’envi qu’il avait exigé la démission de l’ex secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld pour sa gestion désastreuse de la guerre. Son attitude de franc-tireur au Sénat lui a toutefois aliéné une part de l'électorat ultra-conservateur, même si cela lui attire des voix parmi les électeurs indépendants.
Mitt Romney pour sa part se contente d’espérer une victoire rapide mais nie fortement, comme l’accuse John McCain, avoir réclamé un calendrier de retrait.
Ron Paul enfin, 72 ans, représentant du Texas, est sans doute le candidat républicain aux positions les plus étonnantes. Partisan d'une politique non-interventionniste, il a été l'un des parlementaires les plus critiques de la guerre en Irak, contre laquelle il avait voté en 2002. Il se prononce dans le même temps contre l'Etat fédéral et souhaite le départ des Etats-Unis des institutions internationales, y compris de l'ONU, de l'Otan et de l'OMC.