Article publié le 29/02/2008 Dernière mise à jour le 01/03/2008 à 00:27 TU

Le Premier ministre libanais Fouad Siniora (g) avec l'ambassadeur américain Michele Sison, à Beyrouth le 29 février.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
L'annonce de l'envoi de bâtiments de guerre américains au large des côtes libanaises a provoqué un véritable tollé dans les rangs de l'opposition. Le Premier ministre, Fouad Siniora, a assuré quant à lui que son gouvernement n'avait pas fait appel à une flotte étrangère.
Cheikh Abdel Amir Kabalan, un des plus hauts dignitaires religieux chiites, s'est demandé si les Etats-Unis avaient déjà oublié le sort réservé aux Marines américains au Liban et à la frégate israélienne lors de la guerre de l'été 2006.
En 1983, quelque 241 militaires américains avaient été tués dans un attentat contre leur quartier général à Beyrouth. Et lors de la guerre de juillet-août 2006, un missile tiré par le Hezbollah avait touché un bâtiment israélien, faisant quatre morts et disparus parmi les marins.
Sur un ton menaçant, cheikh Kabalan a conseillé à Washington de ne pas jouer avec le feu.
Pour le Hezbollah, l'envoi du USS Cole prouve que la véritable confrontation au Liban est avec les Américains, et non pas avec leurs marionnettes locales. « Les masques sont tombés », a déclaré Hassan Fadlallah, l’un des députés du parti. Les tentatives des Etats-Unis de soutenir militairement leurs alliés libanais ont échoué par le passé. Selon lui, l'envoi de ces bâtiments de guerre est un facteur de déstabilisation au Liban.
L'ancien Premier ministre, Salim Hoss, a dénoncé ce qu'il a appelé « les tentatives d'intimidation américaines ». « Cet étalage de force n'empêchera pas les Libanais de défendre leur indépendance et leur souveraineté », a assuré l'ancien chef du gouvernement.
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