publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle

Algérie

Drogue et terrorisme

Article publié le 09/03/2008 Dernière mise à jour le 09/03/2008 à 11:48 TU

La gendarmerie a saisi 4,3 tonnes de haschisch ces quinze derniers jours, près de la frontière marocaine, dans la région de Béchar. Selon les services de sécurité, les trafiquants de drogues auraient des liens avec les groupes terroristes d’obédience islamiste. Une hypothèse plausible d’autant que le trafic de drogue en territoire algérien s’est considérablement accru, ces dernières années.

Selon les services de sécurité, les trafiquants de drogues auraient partie liée à la branche nord-africaine d'al-Qaïda, responsable de nombreux attentats.(Photo : Reuters)

Selon les services de sécurité, les trafiquants de drogues auraient partie liée à la branche nord-africaine d'al-Qaïda, responsable de nombreux attentats.
(Photo : Reuters)

L’Algérie n’est plus seulement un lieu de transit de la drogue provenant essentiellement du Maroc, c’est devenu également un lieu de culture et de consommation.

Les autorités en sont conscientes au point où l'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie a été sérieusement réactivé pour faire face à ce fléau.

Pas une semaine ne passe sans une saisie de drogue, principalement du cannabis, épisodiquement on découvre des plans, notamment au sud où la gendarmerie a découvert également des plans d’opium.

Dans le cadre de cette dernière saisie de 4 tonnes 300 kilos dans la région de Béchar, il s’agit très vraisemblablement de stupéfiants en provenance du Maroc, principal pourvoyeur de l’ouest du pays.

Selon le patron de l’Office algérien de lutte contre la drogue, Abdelmalek Sayah, des enquêtes ont établi un lien étroit entre les groupes terroristes en Algérie et les barons du trafic de drogue.

Pour étayer son propos, Abdelmalek Sayah indique que les services de sécurité ont saisi des quantités importantes chez des terroristes arrêtés à la frontière ouest du pays. Il estime que durant les années 90, ces groupes terroristes disposaient des moyens financiers nécessaires pour leurs activités, ce n’est plus le cas aujourd’hui, ce qui les amènerait à recourir à ce trafic.