Article publié le 25/03/2008 Dernière mise à jour le 25/03/2008 à 05:04 TU
Avec notre correspondante en Mauritanie
C’est visiblement très éprouvée parce qu’elle a vécu que l’avocate Fatimata M’Baye a répondu lundi soir pour la première fois aux questions des journalistes. Connue pour son engagement en faveur des droits de l’homme, cette femme respectée raconte la nuit sordide qu’elle a passée dans une cellule crasseuse de la police judicaire de l’aéroport de Roissy. Elle s’est surtout sentie humiliée par les policiers qui l’ont arrêtée, l’ont privée de ses effets personnels et lui ont fait subir une fouille corporelle.
Avocate, vice-présidente de la FIDH
« C’est un viol... Fouiller l’intimité… c’est dégradant, inadmissible pour la France...»
Maître Fatimata M'Baye le répète, ni elle ni le médecin français n’ont commis de délit, ils n’ont fait que s’élever contre un traitrement qu’ils ont jugé dégradant et indigne de la personne humaine. Désormais, si la procédure judicaire française devait aller plus loin, ils se réservent le droit de porter plainte.