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Proche-Orient

Israël pointé du doigt par l’OMS

Article publié le 02/04/2008 Dernière mise à jour le 02/04/2008 à 04:21 TU

Le responsable de l'OMS pour les Territoires palestiniens, Ambrogio Manenti.(www.emro.who.int)

Le responsable de l'OMS pour les Territoires palestiniens, Ambrogio Manenti.
(www.emro.who.int)

L'Organisation mondiale de la santé, l’OMS, dénonce la politique israélienne consistant à empêcher ou entraver les soins à des malades palestiniens de la bande de Gaza. Des Palestiniens attendent parfois indéfiniment pour pouvoir franchir les barrages et se rendre dans des hôpitaux israéliens. Selon l'OMS, cette politique a causé la mort de 32 patients entre octobre 2007 et mars 2008. La bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas depuis la juin 2007, est sous le coup d’un blocus imposé par Israël ce qui a provoqué une nette détérioration des services médicaux de Gaza. L'OMS qualifie cette politique d'une « punition collective contre les plus faibles ».

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) critique sévèrement Israël pour son refus d'octroyer des laissez-passer à des malades palestiniens de Gaza.

Le responsable de l'OMS pour les Territoires palestiniens, Ambrogio Manenti, a même relevé plusieurs cas de patients décédés en attendant un permis pour recevoir des soins en Israël. « C'est absurde, inhumain, et au final, tragique », a-t-il souligné.

Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, Monsieur Manenti a notamment cité le cas d'un enfant de 9 ans, Amir al-Yajzi, qui a succombé d'une méningite foudroyante à l'hôpital de Gaza en novembre dernier, après plusieurs jours d'attente pour un laissez-passer.

Cauchemar

L'OMS déplore par ailleurs le manque d'équipements et de produits médicaux dans les hôpitaux palestiniens, notamment ceux de Gaza. Résultat : les malades doivent être transférés dans des établissements israéliens.

Une procédure qualifiée de « cauchemar » par le délégué de l'organisation. « C'est une véritable punition collective contre les plus faibles », estime Monsieur Manenti.

Réaction israélienne : les demandes de transfert sont examinées au cas par cas. Les Israéliens font remarquer que l'hôpital d'Ashkelon, où sont hospitalisés de nombreux Gazaouis, a été la cible de tirs de roquettes, et qu'à plusieurs reprises, des ambulances transportant des malades vers Israël ont servi à passer des armes et des explosifs.