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Economie mondiale

La Chine au capital Total

par  RFI

Article publié le 04/04/2008 Dernière mise à jour le 04/04/2008 à 15:30 TU

Un fonds chinois entre dans le capital de la compagnie pétrolière française Total.(Photo : DR)

Un fonds chinois entre dans le capital de la compagnie pétrolière française Total.
(Photo : DR)

Un fonds d'investissement chinois chez Total. Le pétrolier français a annoncé avoir accueilli dans son capital un fonds public chinois, sans révéler à quelle hauteur. Selon les sources, il s'agirait d'une participation supérieure à 1%. Une « bonne nouvelle » pour la direction de Total, mais qui relance en France le débat sur les fonds souverains.

Cela fait plusieurs mois que ce fonds d'investissement chinois est entré au capital de Total, où il a, selon l'entreprise, « pris graduellement position ». Le pétrolier français ne communique pas davantage, mais selon le quotidien britannique Financial Times, il s'agirait en fait de la SAFE, l'organisme qui gère les réserves de la Banque centrale chinoise. Toujours selon le Financial Times, sa participation atteindrait 1,6 % du capital de Total.

Du côté de Total, on se réjouit de cet investissement, les fonds souverains ayant pour habitude de privilégier les placements « rentables et de long terme ». De plus, l'entrée au capital d'un fonds chinois pourrait ouvrir des perspectives au pétrolier français, déjà présent en Chine mais qui souhaiterait étendre son activité sur ce marché en pleine expansion.

Total promet d'ailleurs que la part des actionnaires asiatiques va augmenter dans les années à venir. L'entrée de ce fonds chinois dans le capital de Total suscite cependant quelques interrogations, de par sa nature même de « fonds souverain ».

La fiabilité des fonds souverains est régulièrement mise en cause. Dernièrement le FMI, le Fonds monétaire international, mais aussi la Commission européenne, ont fait part de leurs inquiétudes sur la transparence et sur les éventuelles motivations politiques de ces fonds. Il est vrai que leur fonctionnement et leurs objectifs sont le plus souvent obscurs.

Reste donc à savoir si le nouvel arrivant compte ou non influer sur le groupe français, s'il est ou non un investisseur comme les autres. Pour Total, qui compte déjà d'autres fonds publics parmi ses investisseurs, il n'y a « aucune raison pour que ce fonds entre au Conseil d'administration » de l'entreprise.