par RFI
Article publié le 20/04/2008 Dernière mise à jour le 21/04/2008 à 10:14 TU

Nicolas Sarkozy aux obsèques nationales d'Aimé Césaire, ce dimanche 21 avril à Fort-de-France.
(Photo : Reuters)
Plusieurs milliers de personnes avaient pris place dans les tribunes du stade de Dillon où un « hommage culturel » a été rendu au « poète de la Négritude ».
Beaucoup sont venus en famille, vêtus de blanc, pour dire adieu à Aimé Césaire, décédé jeudi à l'âge de 94 ans. « C'est le père, assisté de ses enfants et petits-enfants », soulignaient des Martiniquais.
Un grand portrait de Césaire, « prototype de la dignité humaine » (selon le mot d'André Breton), ainsi que des extraits de son œuvre, ont été exposés dans le stade, qui vibrait régulièrement aux ovations du public.
Une plaque de céramique portant le nom d'Aimé Césaire (1913-2008) et les mots : liberté, identité, responsabilité, fraternité, avait été posée sur le fauteuil destiné au président de la République.
Peu avant le début des cérémonies, une violente averse s'est abattue sur Fort-de-France. Durant l'hommage, des extraits de textes d'Aimé Césaire ont été dits par des comédiens antillais et africains : Et les chiens se taisaient, Calendrier lagunaire.
Ecrivain
« L'Afrique vivifie nos veines, et c'est cette Afrique là qui t'a fait retrouver ta propre identité. »
De nombreuses personnalités politiques ont assisté à la cérémonie, dont Nicolas Sarkozy. « Tous les Français se sentent aujourd’hui Martiniquais dans leur cœur », a déclaré le chef de l’Etat.
président de la Répubique
« Aujourd'hui, je suis venu dire à la Martinique, que la France entière partage sa douleur, et que c'est la nation tout entière qui est en deuil. »
Plusieurs ministres étaient également présents à Fort-de-France ainsi que des représentants de l’opposition. François Bayrou, le président du MoDem, et plusieurs responsables du PS, notamment François Hollande, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Ségolène Royal, Pierre Mauroy.
La cérémonie dans son ensemble a duré deux heures. Puis le cercueil d’Aimé Césaire a été escorté vers le cimetière La Joyaux où le poète a été enterré. Il avait choisi lui-même de son vivant le poème qu’il souhaitait inscrit sur sa tombe, un poème extrait de son recueil Moi, laminaire (1982). Ce poème s’intitule Calendrier lagunaire et s’achève par ces vers : La pression atmosphérique ou plutôt l’historique – Agrandit démesurément mes maux – Même si elle rend somptueux certains de mes mots.
A écouter
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