Article publié le 24/04/2008 Dernière mise à jour le 24/04/2008 à 09:14 TU

Gilbert Felli, président du CIO (g), le Premier ministre russe, Viktor Zubkov (c) et Jean-Claude Killy (d), responsable de la Commission de coordination du CIO.
Les experts du Comité international olympique (CIO) sont à Sotchi. Il s'agit de la première visite de travail depuis l'attribution des JO d'hiver de 2014 à cette station balnéaire russe de la mer Noire, au pied des montagnes du Caucase. Une première évaluation montre que beaucoup reste à faire.
Avec notre correspondant à Moscou, Thierry Parisot
« Les préparations pour les Jeux Olympiques de Sotchi vont dans la bonne direction », Jean-Claude Killy n'en dira pas beaucoup plus. Le triple médaillé d'or des Jeux Olympiques d'hiver de 1968 dirige le comité de suivi du CIO pour ces Jeux d'hiver et il aura l'occasion de revenir pour évaluer l'état d'avancement des travaux car, comme le disent les médias russes indépendants, « aujourd'hui, à Sotchi, il n'y a pas grand-chose à voir... et l'ancien champion de ski français regarde surtout des plans et de maquettes ».
Trois dirigeants en moins d'un an
Des travaux ont commencé, c'est vrai, dirigés par les plus grandes entreprises du pays, Gazprom en tête. Mais déjà, les polémiques vont bon train : expropriations brutales, budget nettement révisé à la hausse, environnement menacé, corruption. En moins d'un an, l'entreprise publique créée pour la préparation des Jeux de Sotchi en est déjà à son troisième dirigeant.
Le premier est parti très vite (on dit qu'il a gagné très vite, assez d'argent pour ses vieux jours). Le deuxième vient de démissionner (on dit qu'il a réalisé l'ampleur de la tâche et qu'il a pris peur). Le troisième, désormais en poste, est un ancien maire de la ville, et il ne voit pas de quoi s'inquiéter. « Je travaille avec des professionnels, dit-il, tout va bien ».