Article publié le 25/04/2008 Dernière mise à jour le 26/04/2008 à 13:36 TU

Le président lituanien Valdas Adamkus (g) reçoit le président du Parlement européen Hans-Gert Poettering à Vilnius le 25 avril.
(Photo : AFP)
Décidément, les Vingt-Sept ont du mal à mettre le nouveau partenariat stratégique avec la Russie sur les rails. Après les Polonais, qui se sont battus bec et ongles pour la levée de l'embargo sur leur viande, ce sont maintenant les Lituaniens qui posent leurs conditions.
Vilnius exige de Moscou des garanties pour son approvisionnement en énergie. Depuis des mois, la Russie a stoppé ses livraisons de pétrole à une raffinerie lituanienne. Une interruption jugée injustifiée par le voisin balte.
« Une confrontation ouverte »
La Lituanie réclame également une meilleure coopération dans de vieilles affaires criminelles : un homme d'affaires lituanien a disparu dans l'enclave russe de Kaliningrad. L'enquête traine.
Et enfin, les Lituaniens demandent un changement de la position russe concernant les mouvements sécessionnistes en Géorgie et en Moldavie.
Pas question pour le petit pays balte de se taire face au géant russe afin de faciliter les pourparlers avec l'Union européenne, pourparlers qui sont pourtant jugés clé par les Européens.
La Lituanie se montre même prête à « une confrontation ouverte » avec ses 26 partenaires. Sans un compromis, les pourparlers ne pourront pas commencer.