Article publié le 25/04/2008 Dernière mise à jour le 25/04/2008 à 20:34 TU

Le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, à son arrivée à l'aéroport Vnukovo à Moscou, le 25 avril 2008.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Moscou, Thierry Parisot
La guerre est finie depuis plus de 60 ans, mais le Japon et la Russie n'ont toujours pas signé de traité de paix. Et depuis 60 ans, c'est LE sujet systématiquement évoqué lors des rencontres entre les représentants de Tokyo et de Moscou, sans aucune avancée, jusqu'à maintenant.
Les Japonais contestent toujours la souveraineté russe sur 4 îles des Kouriles, qui jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale n'avaient jamais appartenu ni à l'empire russe, ni à l'Union soviétique.
Les affaires plus importantes que le traité de paix
Le dialogue de sourds va donc se poursuivre au cours de cette visite en Russie du Premier ministre japonais. Mais l'absence de traité de paix n'empêche pas de faire des affaires.
Les relations commerciales se développent très vite : en cinq ans, elles ont été multipliées par 5, pour atteindre plus de 20 milliards de dollars. Et de part et d'autre, on attend toujours plus.
Les Russes sont très actifs dans le secteur de l'énergie : ils voudraient signer un accord de coopération nucléaire avec Tokyo. Les Japonais veulent participer au vaste projet de développement de l'extrême-orient russe et de la Sibérie. Ils espèrent notamment vendre leur technologie, dans le domaine des lignes et des trains à grande vitesse.
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