Article publié le 15/05/2008 Dernière mise à jour le 15/05/2008 à 03:29 TU

La ministre de la Coopération, Heidemarie Wieczorek-Zeul, et le Dalaï Lama.
(Photo : AFP / Montage RFI)
Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault
L’opinion publique allemande est, avec celle des Etats-Unis, la plus importante alliée de la cause tibétaine. A trois mois du début des Jeux Olympiques de Pékin, la visite de quatre jours du Dalaï Lama en Allemagne prend une importance particulière, surtout après sa rencontre en septembre dernier avec la chancelière Merkel qui avait provoqué un sévère refroidissement entre Berlin et Pékin.
Ces derniers jours, les troubles ont surtout été germano-allemands. Au sein de la grande coalition, seuls des responsables régionaux et des parlementaires chrétiens-démocrates comptaient rencontrer le Dalaï Lama.
Pékin condamne la rencontre de la ministre avec le Dalaï Lama
Le ministre des Affaires étrangères social-démocrate, qui avait critiqué la rencontre entre le responsable tibétain et la chancelière, n’a pas le temps de le recevoir.
Frank-Walter Steinmeier privilégie une diplomatie discrète qu’il juge plus efficace que ce qu’il considère comme des coups médiatiques. Steinmeier serait très remonté contre sa collègue, la ministre de la Coopération, Heidemarie Wieczorek-Zeul, elle aussi sociale-démocrate, qui finalement sera le seul membre du gouvernement allemand à rencontrer le Dalaï Lama, lundi. Une rencontre condamnée par la Chine.
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