par RFI
Article publié le 02/06/2008 Dernière mise à jour le 02/06/2008 à 23:01 TU
Nicolas Sarkozy a reçu les recteurs de l'Education nationale, lundi, à l'Elysée. Comme l'a souligné le chef de l'Etat, c'est une première. Il s'agissait de commémorer les deux cents ans de cette fonction. Le président en a profité pour conforter ses deux ministres, Xavier Darcos et Valérie Pecresse, et confirmer le cap des réformes en cours et à venir, de l'école primaire à l'université, en passant par le lycée, dont la réforme est en train de s'écrire.
Nicolas Sarkozy promet un lycée totalement rénové pour 2012. Le chef de l’Etat veut en finir avec le schéma en entonnoir des filières au lycée, de la plus sélective - scientifique - à la moins sélective - littéraire. Le lycée idéal qu’il brosse sera beaucoup plus souple, plus à la carte, mais avec moins d’options, moins d’heures de cours, plus de travail personnel ! Personne ne sait encore ce que cela signifie précisément.
La réforme sera présentée dans les détails avant l’été par « Xavier », comprenez Xavier Darcos, le ministre de l’Education, cité et félicité à plusieurs reprises par le président lors de son discours.
Rappelons que c’est justement la disparition programmée d’options qui a fait descendre les lycéens et les enseignants dans la rue il y a quelques semaines, avec les 11 200 suppressions de postes à l’Education nationale. A défaut de proposer un dialogue social, le chef de l’Etat continue de croire à un pacte de confiance avec les professeurs.
En fait, tout se passe comme si la contestation à l’Education nationale n’était qu’un effet d’optique. Une chose est sûre : le rythme des réformes déstabilise les syndicats.