par RFI
Article publié le 17/06/2008 Dernière mise à jour le 23/07/2008 à 15:53 TU

A Paris, comme partout en France, la manifestation du 17 juin 2008 a mobilisé moins de personnes que celle du 22 mai.
(Photo : Reuters)
Des défilés ont eu lieu mardi dans 120 villes françaises pour protester contre l'allongement de la durée des cotisations pour les retraites et les projets de réforme de la réglementation sur le temps de travail. Sur l'ensemble du pays, les défilés ont rassemblé environ 500 000 personnes selon la CGT, soit presque un tiers de moins que la journée d'action précédente le 22 mai dernier.
A Paris, les manifestants étaient 18 000 ce mardi contre 28 000 il y a trois semaines, selon la police. Pour leur part, les syndicats ont estimé à 55 000 le nombre de manifestants mardi dans la capitale contre 70 000 le 22 mai.
« Beaucoup de bruit mais au final la mobilisation était faible. »
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault a mis le résultat mitigé de cette journée de mobilisation sur le compte des divisions syndicales, tout en estimant qu'il s'agissait d'un « socle solide » pour poursuivre l'action. Il a appelé à préparer « une rentrée en fanfare », proposant d'ores et déjà un rendez-vous le 7 octobre, jour d'une mobilisation internationale.
Dans un communiqué, la CFDT estime que la mobilisation de ce mardi a été « une réussite bien que le climat de désunion syndicale ait pesé sur le niveau de mobilisation ».
Si les syndicats Solidaires et la FSU se sont joints à la CGT et la CFDT dans cette journée d'action, par contre FO, la CFTC, la CFE-CGC et l'Unsa n'ont pas appelé à manifester ce mardi. Ils reprochent à la CGT et à la CFDT d'avoir signé en avril avec le patronat un texte ouvrant notamment la porte à l'aménagement des 35 heures.
La CGT et la CFDT estiment que le gouvernement a menti
Le gouvernement présente ce mercredi en conseil de ministres un projet de loi sur la réforme des critères de représentativité des syndicats et la réforme du temps de travail. Le volet sur la représentativité s'inspire de la « position commune » signée par la CGT et la CFDT avec le patronat en avril et qui donne plus de pouvoir aux gros syndicats. Par contre, concernant la réforme du temps de travail, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, et son homologue de la CFDT, François Chérèque, se sont estimés trompés. Selon eux, le projet de loi qui doit être présenté ce mercredi en conseil des ministres ne respecte pas l'accord signé.
Secrétaire général de la CFDT
« On a le sentiment que le gouvernement ne respecte pas le principe du dialogue social. »
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