par RFI
Article publié le 29/06/2008 Dernière mise à jour le 29/06/2008 à 06:44 TU

Maryam Radjavi sur une bannière, lors du meeting de Villepinte. La présidente du Conseil national de la résistance iranienne est l'objet d'un véritable culte.
(Photo : AFP)
Exactement comme l'année dernière, des centaines d'autocars vidés de leurs passagers remplissaient ce samedi l'immense parking du Parc des expositions de Villepinte, en banlieue parisienne. Les plaques d'immatriculation sont allemandes, polonaises, belges, danoises, britanniques néerlandaises. A 5 euros le billet pour Paris pourquoi se priver ?
« Le voyage, l'hôtel, pour tout c'est 5 euros... On est là pour les droits de l'homme. C'est organisé par des Iraniens je crois, non ? ... Je ne sais presque rien des Moudjahidine... »
Quant à ceux venus en avion : des Américains, des Australiens, des Canadiens, quelques Jordaniens et des représentants irakiens, beaucoup d'étudiants auxquels se sont ajoutées des délégations de députés jordaniens.
Et tous de témoigner d'une réelle conviction d'être là pour défendre une cause. « Nous luttons contre l'injustice faite à l'Organisation des moujahidines du peuple iranien. Les occidentaux ont tort, disent-ils, de la considérer comme un groupe terroriste.»
Dans la salle, la foule applaudit et crie en choeur en accueillant la dirigeante de l'opposition iranienne. Sur la scène, Maryam Radjavi rappelle la date symbolique de ce week -end, tombant trois jours avant le début de la présidence française à la tête de l'Union européenne, et quelques jours après que le parlement de Londres a décidé de rayer l'organisation de sa liste de groupes terroristes, au grand dam du gouvernement. « J'appelle le Conseil des ministres européens à suivre cet exemple et à ne plus considérer les Moujahidine comme une menace terroriste », clame-t-elle sous une pluis de confettis.
La chef charismatique demande un Iran libre et démocratique. Ce samedi, en commentant la tentative de dialogue entre Washington et Téhéran, Maryam Radjavi s'est écriée : « Arrêtez cette politique de la complaisance, car vouloir négocier avec les mollahs, c'est comme faire cuire des pierres, c'est une perte de temps ! »
C'est le 2 juillet que doit avoir le réexamen des organisations considérées comme terroristes par l'Union européenne, soit donc sous présidence française.
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