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Etats-Unis

Mort du sénateur conservateur Jesse Helms

Article publié le 05/07/2008 Dernière mise à jour le 05/07/2008 à 07:45 TU

Jesse Helms(Photo : Reuters)

Jesse Helms
(Photo : Reuters)

On l'appelait le « Sénateur No» parce qu'il rejetait tout ce qui ne s'accordait pas à sa vision conservatrice du monde : à l'âge de 86 ans, le sudiste Jesse Helms vient de mourir à Raleigh, en Caroline du Nord, Etat qu'il a représenté pendant trente ans au Sénat américain. Le président George Bush et sa femme Laura, qui étaient pour lui de proches amis, ont exprimé leur tristesse.

Avec notre correspondante à Atlanta, Anne Toulouse

Jesse Helms était une figure mythique de la vie parlementaire américaine. Il représentait l'une des voix dominantes du conservatisme aussi bien en politique que sur les questions sociales. Selon ses propres termes, il s'était donné pour mission d'arrêter « le train fou des idées de gauche ».

Jesse Helms avait pourtant, comme beaucoup de conservateurs du sud de son époque, fait ses classes politiques dans le Parti démocrate qui était alors celui des ségrégationnistes.

Il avait changé de parti au début des années 70 et c'est sous l'étiquette républicaine qu'il avait été élu au sénat par la Caroline du Nord, en 1972. Il a conservé son siège à 5 reprises jusqu'à ce qu'il se retire pour raisons de santé en 2003.

Sur la scène nationale, Jesse Helms était un ardent opposant de « l'affirmative action » ou du droit à l'avortement.

Sur le plan international, il pourfendait le communisme. Il a donné son nom à la loi Helms Burton qui, en 1996, a renforcé les sanctions contre Cuba.

Lorsque les républicains ont obtenu la majorité dans les deux chambres, en 1994, il est devenu le Président de la puissante Commission des Affaires étrangères du Sénat.

Ses fonctions l'ont amené à travailler avec le ministre des Affaires étrangères de Bill Clinton, Madeleine Allbright, avec laquelle il a forgé une surprenante amitié.

Sur la fin de sa vie, il s'est également allié au chanteur Bono, pour combattre la pauvreté et le Sida en Afrique.