par RFI
Article publié le 19/07/2008 Dernière mise à jour le 19/07/2008 à 11:02 TU
Le président déchu d’Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, a quitté la Réunion ce samedi pour Cotonou au Bénin, où il est arrivé dans la soirée. Il a été expulsé avec son frère et deux de ses hommes et s’est envolé dans un avion spécial affrété par le gouvernement français. C'est la fin d'une longue odyssée pour l'ancien homme fort d'Anjouan.
Pour fuir Anjouan et gagner l'île française de Mayotte, Mohamed Bacar avait pris place dans une vedette rapide avec une vingtaine de fidèles. C'était il y a presque 4 mois.
Fin mars, l'armée comorienne, appuyée par l'Union africaine (UA), avait débarqué sur Anjouan pour le chasser du pouvoir. L'élection de Mohamed Bacar à la tête de cette île avait été jugée illégale par les Comores et la communauté internationale.
Mohamed Bacar était, de plus, accusé de graves violations des droits de l'homme : détentions arbitraires, viols et tortures auraient été commis lorsqu'il était au pouvoir.
Episodes judiciaires et administratifs
Il y a donc eu cette fuite rocambolesque d'abord : Mohamed Bacar a pu arriver sur le sol français malgré les militaires comoriens et africains à Anjouan et malgré la surveillance française au large de Mayotte. Ensuite, il est très vite envoyé vers la Réunion, à bord d'un avion affrété par les Français, déjà.
Commencent alors les épisodes judiciaires et administratifs pour Mohamed Bacar. Il dépose une demande d'asile qui sera finalement rejetée.
De leur côté, les Comores demandent son extradition. La France répondra finalement non à cette demande.
En revanche, la justice française le jugera pour entrée illégale sur le territoire et pour détention d'armes. Il écopera pour cela de 3 mois de prison avec sursis.
L'extradition et l'asile refusés, il fallait trouver un endroit pour Mohamed Bacar. C'est finalement le Bénin ; et son voyage s'achève en avion spécial une fois encore.
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