Article publié le 20/07/2008 Dernière mise à jour le 20/07/2008 à 04:52 TU
Avec notre bureau à Bruxelles

Le président de la NVA, Bart de Weber a déclaré : « les francophones devront nous dire comment ils voient les choses. Soit nous marquerons notre accord, soit c'en sera fini. »
(Photo : Reuters)
A peine sorti de la crise, les nationalistes de la NVA, la Nouvelle alliance flamande, menacent l’équilibre politique de la Belgique. Son président, Bart de Wever, lance une sorte d’ultimatum : il promet de quitter la majorité si aucune solution n’est trouvée avec les francophones au 31 juillet. Cette date correspond à la remise du premier rapport des trois sages.
Ces trois hommes politiques, désignés par le roi, ont pour mission de proposer une réforme de l’Etat belge. La communauté flamande réclame une plus grande autonomie, en particulier dans les domaines de l’emploi, de la fiscalité et de la sécurité sociale.
Bart de Wever demande aussi la scission de l’arrondissement bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde, aussi appelé BHV. Les francophones y bénéficient de droits spécifiques. La NVA forme un cartel électoral avec le parti chrétien démocrate du Premier ministre Yves Leterme.
Un retrait des nationalistes flamands ne provoquerait cependant pas la chute du gouvernement. La coalition actuelle disposerait encore d’une majorité absolue au Parlement. Toutefois, la tradition veut que le Premier ministre s’appuie sur une majorité au sein des deux communautés or sans la NVA, Yves Leterme n’aurait plus de soutien suffisant auprès des élus flamands.
Sur le même sujet