Article publié le 01/08/2008 Dernière mise à jour le 01/08/2008 à 08:07 TU
« The House of Saddam » (« La maison de Saddam») est un documentaire sur la vie de l’ancien dictateur irakien, Saddam Hussein. Tournée en Tunisie, cette coproduction américano-britannique s’intéresse à la période 1979-2006, du coup d'Etat qui a porté Saddam au pouvoir, à sa pendaison après l'invasion américaine. Le premier des quatre épisodes a été diffusé mercredi 31 juillet sur la chaine de télévision BBC Two et a reçu des critiques plutôt élogieuses.
Avec notre correspondant à Londres, Adrien Moss
Une dramatisation basée sur des faits connus avec des personnages secondaires fictifs, inventés pour des raisons dramatiques. C’est ainsi qu’est présenté ce « drama-docu », ces documentaires plus ou moins romancés qui s’inspirent d’une actualité souvent encore toute chaude.
On a eu Les Années Tony Blair, voici La maison de Saddam, sur la deuxième chaîne de la BBC télévision. L’ascension et la chute en quatre épisodes du maître de Bagdad.
Deux millions 700 000 téléspectateurs ont suivi le premier épisode, c’est 13% de l’audience et c’est fort honorable pour un soir d’été, d’après les spécialistes.
La BCC s’est associée à une chaîne américaine pour cette série qui raconte la vie de Saddam Hussein depuis le moment où il prend le pouvoir en 1979 jusqu’à sa pendaison. Cette co-production a été tournée en Tunisie. C’est un acteur israélien, d’origine irakienne, Igal Naor, qui incarne Saddam Hussein. Un acteur égyptien, Amr Waked, incarne le général Hussein Kamel, neveu et gendre de Saddam Hussein, assassiné à son retour de Jordanie.
Le premier épisode, qui montre Saddam profitant de la fête d’anniversaire des 7 ans de sa fille pour camoufler un coup d’Etat, a reçu des critiques plutôt élogieuses, mais qui comparent plutôt cette Maison de Saddam à un Dallas transposé du Texas au Moyen-Orient qu’à une dramatique, soucieuse de montrer le vrai visage de Saddam Hussein.