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Belgique

Yves Leterme pessimiste sur l’avenir de son gouvernement

Article publié le 04/08/2008 Dernière mise à jour le 04/08/2008 à 08:32 TU

Le Premier ministre belge est en sursis jusqu'à la mi-septembre, c'est-à-dire jusqu'à la fin de la mission que le roi Albert II a confiée à trois médiateurs pour relancer les pourparlers sur la réforme des institutions. Autre date importante pour Yves Leterme : le 21 septembre, date de la tenue du Congrès du NVA, le parti nationaliste flamand, qui décidera de son maintien ou non au sein de la coalition gouvernementale.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Grégoire Lory

Yves Leterme, Premier ministre belge.(Photo : Reuters)

Yves Leterme, Premier ministre belge.
(Photo : Reuters)

Le Premier ministre belge Yves Leterme ne cache pas son pessimisme quant à l’avenir de son gouvernement. Selon lui, seul un accord en faveur d’une plus grande autonomie régionale permettrait de sauver la coalition actuelle.

Jusqu’à maintenant, Yves Leterme n’est jamais parvenu à obtenir un compromis entre les communautés flamande et francophone. Le roi des Belges, Albert II, le maintient toujours en sursis jusqu’à la mi-septembre. Car le souverain prolonge jusqu’à cette date la mission des trois médiateurs censés définir le cadre pour relancer les pourparlers sur une réforme de l’Etat.

Le trio des négociateurs a déjà remis un rapport au roi mais, pour Yves Leterme, ce document n’a pas fait avancer le dialogue d’un millimètre.

Tout pourrait alors se jouer le 21 septembre prochain. Le parti nationaliste flamand, la NVA, doit convoquer un congrès afin de définir s’il reste ou non au sein de la coalition gouvernementale. Or, la NVA forme un cartel politique avec les chrétiens démocrates flamands du Premier ministre. Yves Leterme se définit en effet comme le père de cette formation. Il répète donc ne pas vouloir laisser tomber ses enfants.