par RFI
Article publié le 05/08/2008 Dernière mise à jour le 06/08/2008 à 08:22 TU

Plus de huit millions d’Angolais seront appelés à choisir, le 5 septembre prochain, leurs députés.
(Wikipedia / montage RFI)
Concrètement, tous les partis politiques seront traités à égalité par les médias. Chaque formation disposera de cinq minutes d'antenne à la télévision et de dix minutes à la radio pour assurer sa promotion. Le MPLA, au pouvoir, compte mettre en avant la paix et la réconciliation.
Porte-parole du MPLA
Les Angolais savent bien que sur les 33 années de gouvernance, 27 années sont de la guerre. Mais après la paix en 2002, nous avons démontré aux Angolais tout ce que nous pouvons faire. Une amélioration de vie des Angolais est là.
De son côté, le porte-parole de l'Unita, Azevedo de Oliveira Kangangé, s’est déclaré prêt à mener la campagne et qu’il faut « voter pour le changement ».
Porte-parole de l'UNITA
Nous sommes prêts pour mener notre campagne. On va informer la population de ce que nous pensons, de comment est-ce que nous devons faire, pour que la population puisse voter en confiance et sans problèmes.
Reconstruction et lutte contre les inégalités
Il y a 16 ans, les précédentes élections avaient été marquées par des violences. L'Unita de Jonas Savimbi avait contesté les résultats et la guerre avait repris. Cette fois, le climat est différent. Les deux principaux partis, le MPLA du président Dos Santos et l'Unita de Isaias Samakuva, vont s'affronter sur le terrain politique. Au pouvoir depuis 33 ans, le MPLA s'est engagé, lors des meetings de pré-campagne, à redoubler d'efforts pour poursuivre la reconstruction du pays. Une promesse reprise sur les affiches vantant la réalisation de ponts, de routes, d'écoles ou d'hôpitaux qui ont fleuri un peu partout, accompagnées de la photo du président.
Mais, sortie en 2002 d'une guerre civile qui a duré près de 30 ans, la population angolaise s'impatiente de ressentir les effets de la croissance. Ces derniers mois, l'Angola a rivalisé avec le Nigéria dans la course au titre de « premier producteur de pétrole du continent ». Le sous-sol angolais est également riche en gaz et en minerais. Mais 70% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour. C'est sur ces inégalités que l'Unita devrait bâtir sa campagne. Et s'il semble peu probable que le MPLA subisse une défaite aux élections législatives, l'incertitude demeure sur l'ampleur de sa victoire et sur sa capacité à décrocher la majorité absolue des sièges au Parlement.
C'est sous haute surveillance de la communauté internationale que la campagne va se dérouler. L'Union européenne a commencé à déployer une mission d'observation, ce week-end. Quatre-vingt-quatre observateurs sont chargés de suivre la campagne, le déroulement du vote, mais aussi la période post-électorale. L'année prochaine, l'Angola devait organiser un scrutin présidentiel. Le président Dos Santos, au pouvoir depuis 29 ans, n'a pas encore indiqué s'il se représenterait.
23/05/2008 à 13:06 TU