par RFI
Article publié le 09/08/2008 Dernière mise à jour le 13/08/2008 à 20:37 TU
Lorsque Mahmoud Darwich voit le jour en 1941 en Galilée, cette région fait encore partie de la Palestine sous mandat britannique. Sept ans plus tard, la naissance de l’Etat hébreu déclenche la première guerre israélo-arabe. Et comme des centaines de milliers de Palestiniens, la famille de Mahmoud Darwich est chassée par les combats.
Après un court exil au Liban, les Darwich reviennent clandestinement en Israël pour y découvrir que leur village a été rasé. Le jeune Mahmoud étudie, commence à écrire, et milite au sein du Parti communiste israélien, le Maki.
Puis ce sont les années d’exil, notamment à Moscou, à Paris et au Caire. Des années qui voient s’affirmer l’un des plus grands poètes arabes, dont l’œuvre est intimement liée au destin de son peuple. Mahmoud Darwich écrit l’occupation, l’attachement à la terre, le conflit, mais aussi l’amour et le désir. En 1964, l'un de ses poèmes Je suis arabe, tiré de son recueil Rameaux d'olivier, dépasse cependant la seule cause palestinienne pour devenir un hymne chanté dans tout le monde arabe.
Le poète est membre de l’Organisation de libération de la Palestine, dont il intègre le comité exécutif en 1987. Il claquera la porte de l’OLP en 1993 pour protester contre le Processus d’Oslo. Mais il choisira tout de même de s’installer en Cisjordanie, dans la foulée des accords de paix.De passage en France il y a quelques semaines pour une lecture de ses textes, Mahmoud Darwich déclarait : « Je veux être lu comme un poète, pas comme une cause ».
| Hommage contrasté en Israël |
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| « A ma mère » (1966) |
J’ai la nostalgie du pain de ma mère, |
Quelques ouvrages:
Ne t'excuse pas, Sindbad/Actes Sud ; Etat de siège, Sindbad/Actes Sud ; Murale, Actes Sud ; La Palestine comme métaphore, Sindbad/Actes Sud ; Palestine, mon pays : l'affaire du poème, Edition de Minuit ; Une mémoire pour l'oubli, Actes Sud ; Chronique de la tristesse ordinaire, suivi de Poèmes palestiniens, Cerf ; Plus rares sont les roses, Minuit.
A écouter
« C'est un symbole pour tous, pas seulement pour les Palestiniens. C'est un personnage du monde arabe aussi. »
13/08/2008 par Karim Lebhour
« Dans ses derniers poèmes Mahmoud Darwish évoquait les affrontements inter-palestiniens (…) [nous sommes des victimes habillés en bourreau] disait-il avec amertume ».
10/08/2008 par Karim Lebhour
Journaliste à la télévision palestinienne
« Mahmoud Darwich représentait la conscience des Palestiniens, il représentait les sentiments de l’identité nationale palestinienne, et refusait qu'on le dise poète de la cause palestinienne ».
09/08/2008 par Karim Lebhour