Article publié le 31/08/2008 Dernière mise à jour le 31/08/2008 à 07:06 TU

Les forces de sécurité égyptiennes surveillent le passage de Rafah, le 30 août 2008.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Ramallah, Karim Lebhour
Juste avant le début du mois de ramadan, l’Égypte entrouvre la porte de sortie de Gaza, un geste de bonne volonté qui était aussi une exigence du Hamas, dont une délégation est attendue au Caire dans les prochains jours.
Trois cents personnes, des Egyptiens et des Palestiniens résidants en Égypte, sont déjà rentrés chez eux : ils étaient bloqués dans la bande de Gaza depuis la chute du mur de Rafah en janvier dernier. Ce sont 400 palestiniens en attente de soins médicaux qui pourront partir, des étudiants détenteurs de bourses d’études dans des universités étrangères devraient également pouvoir sortir.
En tout, les bons de sortie, accordé par l’Egypte, ne dépasseront pas un millier, une goutte d’eau si l’on compare ce chiffre aux 20 000 Palestiniens qui empruntaient chaque mois le passage de Rafah avant sa fermeture. L’Egypte refuse de le rouvrir tant que les négociations sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit n’auront pas abouti.
Enfin, toujours dans le dossier israélo-arabe, une rencontre est prévue ce dimanche entre le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Le ministre des Affaires étrangères égyptien favorable à la création d'une force de paix arabe à Gaza |
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti Le ministre égyptien des affaires étrangères a récemment déclaré à l’hebdomadaire Octobar que « la présence d’une force arabe à Gaza pourrait empêcher les luttes intestines et les confrontations israélo-palestiniennes ». « Cela pourrait permettre aux Palestiniens de se reconstruire et aiderait à une réconciliation ». Le chef de la diplomatie égyptienne a toutefois précisé que « la question de la force arabe n’avait pas été examinée lors du dialogue inter palestinien tenu au Caire même si, selon lui, l’idée est attrayante et mérité d’être prise au sérieux ». Il a enfin indiqué que l’Egypte et la Ligue arabe pourraient jouer un rôle dans une telle force. L’Egypte avait géré administrativement Gaza de 1948 à 1967 quand la bande avait été occupée par Israël. Israël où des voix ont appelé à restaurer la gestion égyptienne, pour mettre un terme au chaos. Mais l’Egypte n’est pas disposée à se lancer seule dans une mission risquée. Elle cherche à obtenir l’aval de la Ligue arabe et le soutien d’autres forces arabes afin de ne pas se retrouver prise, seule, entre l’enclume du Hamas et le marteau d’Israël. |
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