par RFI
Article publié le 02/09/2008 Dernière mise à jour le 02/09/2008 à 22:08 TU
Dans les traces du président de la République, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, impose désormais une méthode et un rythme. Mais les réformes se succèdent et laissent peu de place à la concertation.
Ce n’est pas tout à fait une rentrée comme les autres, pour l’école primaire en France. La semaine de quatre jours devient la règle. L’école du samedi matin n’existe plus.
Ce nouveau rythme est contesté par les scientifiques, qui conseillent au contraire un étalement de la semaine. L’école primaire devra aussi, dans le même temps, se conformer à de nouveaux programmes scolaires, jugés plus lourds par les syndicats d’enseignants, notamment en mathématiques et en français.
Parmi les nouveautés de cette rentrée, on compte le service minimum en cas de grève des enseignants, conformément à la loi votée en juillet. Les communes devront assurer la garde des enfants lorsque le nombre de grévistes dépassera 25% dans une école.
La fin de la cogestion
Une mesure plus consensuelle concerne les vacances : les stages et le soutien scolaire devraient se généraliser durant les congés. Ils toucheront tous les collèges et une partie des lycées. Des collèges et lycées qui sont par ailleurs concernés par la suppression de 11 200 postes à l’éducation nationale.
« 61% des Français estiment que le métier d'enseignant est plutôt dévalorisé, en août 2007 ils étaient 45%. »
Les syndicats s’en désespèrent mais demeurent pour le moment anéantis par la fin d’une ère de la cogestion. Rien ne semble donc freiner l’ascension du ministre Darcos. Ni les critiques objectives des experts de l’éducation, ni ses maladresses à l’égard du mouvement lycéen, qualifié de « bouffonnerie » au printemps dernier.
On le prédisait affaiblit par son échec aux dernières élections municipales à Périgueux, il triomphe au contraire dans le club très fermé des proches de Nicolas Sarkozy.
Mais son succès semble suspendu à l’échec de la mobilisation des syndicats et profite d’une toute autre préoccupation des français en cette rentrée : le pouvoir d’achat.
« Darcos est en train de créer des groupes homogènes d'enfants en difficultés, et on sait que ce n'est pas comme ça que l'on traite la difficulté scolaire. »
Secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville
« Cela nous oblige, nous les politiques, à essayer de faire en sorte que dans les quartiers prioritaires on ait l'obligation d'un enseignement de qualité. »
02/09/2008 par Olivier Chermann
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
«En mettant en lien ces grandes écoles, ces lycées prestigieux et ces lycées de quartiers défavorisés, on permettra une vraie cordée de la réussite.»
02/09/2008 par Olivier Chermann