par RFI
Article publié le 05/09/2008 Dernière mise à jour le 05/09/2008 à 13:22 TU

A Samba, un quartier de Luanda, des centaines d’électeurs attendent, depuis plusieurs heures, de pouvoir voter, le 5 septembre 2008.
(Photo : AFP)
Récit de notre envoyé spécial à Luanda
Le retard a été plus ou moins important selon les bureaux de vote de la capitale, une ville qui compte à elle seule deux millions d’électeurs, le quart du corps électoral angolais.
A la mi-journée, nous avons pu visiter un bureau où les opérations s’apprêtaient seulement à commencer. Il n’y avait pour l’heure que les personnes qui supervisent les opérations qui avaient déjà déposé leur bulletin dans l’urne.
Compte tenu de ce retard, la Commission nationale électorale a annoncé qu’il n’y aurait plus d’heure limite pour la fermeture des bureaux - celle-ci était initialement prévue à 18 heures. La Commission nationale électorale a reconnu qu’il y a eu des problèmes d’organisation, mais elle a assuré que tous les électeurs pourraient voter.
Ici à Luanda, les files d’attente sont longues, presque dans tous les bureaux, sous une chaleur que la capitale angolaise n’avait pas connue ces derniers jours.
Les électeurs se sont parfois énervés et ont élevé la voix, mais c’était une colère contenue. Les responsables des bureaux de vote ont essayé, autant qu’ils le pouvaient, de trouver des chaises par exemple pour les femmes enceintes.
Les réactions de ceux qui se sont levés aux aurores sont contrastées. Certains ne comprennent pas ces retards : « C’est très mal. Il y a des gens qui se sont réveillés à quatre heures pour se mettre dans la file d’attente ou pour être les premiers à voter. Mais les urnes ne sont pas encore arrivées, et ça, c’est mal. D’ici peu de temps, certains vont se fatiguer et vont abandonner. C’est très mauvais ».
Pour d’autres, l’enthousiasme l’emporte : « Nous allons attendre. Nous pouvons rester même jusqu’à minuit pour pouvoir voter ».
Le président angolais, José Eduardo dos Santos, a félicité les électeurs qui se sont déplacés et appelé à une participation massive.
Quant au leader de l’opposition, le président de l’Unita, Isaias Samakuva, il a vivement critiqué les retards du démarrage du scrutin mais a demandé aux électeurs de rester patients et calmes.
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