Article publié le 06/10/2008 Dernière mise à jour le 06/10/2008 à 10:19 TU

Le candidat démocrate Barack Obama, en campagne à Asheville, en Caroline du Nord, le 5 octobre 2008.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
Les dernières semaines de la campagne s’annoncent déplaisantes. John McCain, « aux abois, selon des démocrates, a lâché son pitbull ».
Samedi, Sarah Palin, accuse Obama de copiner avec des terroristes. Elle fait allusion à William Ayers, qui dans les années 70, faisait partie d’un groupe radical violent : « The Weather Underground ». Même s’il s'est aujourd’hui rangé des voitures, il n’a jamais regretté ses années de militant. Sans être proches, Ayers et Obama ont, à l’occasion, travaillé ensemble à Chicago.
Contre-attaque
Le candidat démocrate en campagne en Caroline du Nord est passé à la contre-attaque hier, accusant le camp McCain de recourir à la calomnie.
« Ils essaient de changer le cours de la conversation, afin de faire oublier l’économie. C’est ce que vous faites, quand vous n’êtes plus dans le coup, quand vous êtes à court d’idée et à court de temps. Eh bien moi, je vais continuer à parler de l’économie », a déclaré Obama.
Le porte-parole de McCain réplique : « les Américains ont besoin de se demander, s’ils ont eu pour ami, un terroriste impénitent ou un homme d’affaires véreux pour les aider à acheter leurs maisons », allusion à Tony Rezko, récemment condamné pour corruption. « Car ce ne sont pas des calomnies, ce sont des faits réels en ce qui concerne Barack Obama ».
Charmante ambiance à la veille du débat de demain soir à Nashville.